La Chambre régionale de l’Economie sociale et solidaire (CRESS) de Bourgogne a tenu sa dernière assemblée générale le 25 mai à Dijon avant la fusion avec la Franche-Comté. L’occasion d’évoquer la difficulté des Cress à trouver leur autonomie financière et à dégager des moyens suffisants pour agir. Un sujet de réflexion pour les acteurs de cette économie qui pèse 11,6 % de l’emploi régional.

Article publié dans Le Journal du Palais de Bourgogne n° 4501 du 6 au 12 juin 2016.

Plus de légitimité. La CRESS Bourgogne laissera bientôt la place à une CRESS unique Bourgogne-Franche-Comté. En attendant, elle a fait un dernier bilan de ses activités et des moyens contraints qui pèsent sur son action. Bruno Forest, président de la CRESS Bourgogne, a d’abord rappelé la légitimité donnée à l’ESS par la loi de 2014 « qui l’a sortie de son image d’économie de la réparation » et la pertinence de sa réponse au chômage, « avec une économie qui, en période de crise a été plus créatrice d’emplois que l’économie classique ».

Un poids important. En Bourgogne-France-Comté, les 10.137 établissements employeurs représentent ainsi 11,6 % de l’emploi régional, soit 102.969 postes salariés. Bruno Forest a également pris acte de la nomination à la Région d’un vice-président en charge de l’ESS, Denis Hameau, signe d’une volonté politique favorable.Les deux CRESS ont d’ailleurs pris langue avec la Région pour l’organisation – prévue par la loi – de la Conférence régionale de l’ESS, fin 2016, dont les conclusions enrichiront le schéma régional de développement économique.

 

chiffres CRESS 2016

La fusion pour 2017. Venant à la fusion, Bruno Forest a annoncé la création d’une association de préfiguration. Elle mène à bien ce chantier qui concerne les deux entités mais aussi l’harmonisation des DLA régionaux, dans l’optique d’une réponse à l’appel à projets de l’Etat pour 2017-2019.

Quant au Mois de l’ESS, manifestation phare des CRESS, il a déjà connu une édition 2015 avec une programmation commune. Projet associatif et plan stratégique seront élaborés pour le 4 juillet, avant une mise en débat auprès des adhérents.

Manque de moyens. Une AG dans chacune des CRESS est programmée pour le 1er décembre 2016, avant l’AG commune fondatrice d’une CRESS unique. Reste la question des moyens, qui a suscité quelques débats dans la salle. Plusieurs interventions ont souligné la nécessité d’aller vers une autonomie financière, la CRESS dépendant à ce jour à 80 % de subventions, une situation qui limite à la fois « l’indépendance de sa structure et ses marges de manœuvre », a rappelé Bruno Forest. Les cotisations devraient d’ailleurs augmenter significativement en 2017, selon un barème national.

MISE A JOUR DÉCEMBRE 2016

Article sur le blog de la CRESS sur la fusion effective des CRESS de Bourgogne et Franche-Comté.

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