Le bâtiment héberge en façade un hôtel à insectes de 60 mètres carrés, une première en France. Installé à Dijon au cœur d’un écoquartier, il regroupe deux importantes associations environnementales.

Consultez l’article dans son intégralité, paru dans le Journal du Palais de Bourgogne, février 2016  consulter le pdf.

Comment renforcer un engagement pour l’environnement et le faire savoir hors-les-murs? C’est la question que se sont posées les associations Réserves Naturelles de France (RNF) et Alterre Bourgogne lorsqu’il a été question de leur regroupement au sein d’un même lieu.

Et elles y ont apporté une double réponse. D’abord en choisissant de s’implanter au cœur d’un écoquartier d’habitat sans voitures, Heudelet 26, à mixités sociale, fonctionnelle et générationnelle.  Puis en imaginant, avec la Semaad, aménageur du quartier, et les architectes de l’Atelier CALC, un bâtiment durable et exemplaire.

L’ECO-QUARTIER HEUDELET 26

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POLE D’ACTEURS ÉCOLOS

Le regroupement des deux associations a d’abord un sens en matière de mutualisation de moyens et de synergies, comme l’a souligné Vincent Santune, président de RNF, pour qui être dans un même bâtiment « crée des connivences et peut aboutir à des projets communs ».

L’association nationale, qui n’a pas cédé au tropisme parisien, dirige depuis Dijon le réseau national des réserves naturelles. Plus de 600 adhérents, parmi lesquelles 26 réserves en Bourgogne Franche-Comté et plus de 10.000 hectares protégés.

Alterre Bourgogne est le nom de l’agence régionale pour l’environnement et le développement durable. Elle travaille à des problématiques aussi variées que l’eau, les déchets, la biodiversité, l’énergie, la mobilité.

Les deux structures occupent cinq des six étages de l’immeuble, reliés par un escalier intérieur qui facilite les échanges. A l’avenir, le bâtiment pourrait même renforcer son rôle de vitrine de l’agglomération et de la ville en hébergeant de nouvelles structures liées à l’environnement.

UN BÂTIMENT QUI LEUR RESSEMBLE

Le consensus s’est fait également entre les deux occupants et la Semaad, tous trois propriétaires, autour de l’idée de créer un bâtiment à impact environnemental réduit. Lauréat de l’appel à projets de la Région Bourgogne, il affiche une très basse consommation d’énergie grâce à sa forme compacte, son isolation, l’usage de matériaux bio sourcés, le traitement d’air avec récupération de chaleur, le toit végétalisé et la connexion au réseau de chaleur du Grand Dijon. Enfin, la façade abrite un hôtel à insectes. De par sa surface de 60 mètres carrés, cette bourdonnerie qui donne son nom au bâtiment est une première en France. Elle est destinée à héberger abeilles sauvages, papillons et coléoptères dans ses 61 casiers. Ces petits habitats se rempliront progressivement à mesure que l’éco-quartier va se végétaliser pour devenir le « quartier jardin » de la ville.

LE BÂTIMENT LA BOURDONNERIE

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L’hôtel à insectes s’inscrit dans une volonté de rendre la ville traversable pour les espèces animales et de favoriser les pollinisateurs pour la reproduction des végétaux. Ses casiers, en bois imputrescible du Morvan, abriteront de la terre, des plantes, du sable, des tiges creuses, en fonction des espèces attendues. Le suivi scientifique sera assuré par Réserves Naturelles de France et les actions pédagogiques par Alterre Bourgogne.

Voir aussi l’article sur le site de l’architecte, Atelier Calc

 

 

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